Al-Hakika révèle des réseaux secrets de pillage de l’or alimentant en armes la milice des Forces de soutien rapide Le magazine
Al-Hakika révèle des réseaux secrets de pillage de l’or alimentant en armes la milice des Forces de soutien rapide
Le magazine
Al-Hakika clôt son quarantième numéro à un tournant décisif de l’histoire du Soudan, alors que la tragédie humaine s’aggrave et dépasse les frontières géographiques nationales pour révéler un réseau complexe d’intérêts régionaux et internationaux qui alimentent les feux de la guerre et épuisent le sang et les ressources du peuple soudanais.
Dans ce numéro, le magazine poursuit sa mission de référence électronique périodique documentée en trois langues, mettant à la disposition des mécanismes et institutions internationaux chargés de la protection des droits de l’homme des preuves éclatantes et des faits bruts sur les crimes et violations systématiques commis par la milice des Forces de soutien rapide (FSR).
Le magazine propose une analyse approfondie de la manière dont l’or de contrebande et les richesses pillées du Soudan sont devenus une ligne de vie qui entretient la machine de guerre via des réseaux aériens secrets et des sociétés transfrontalières, soutenus par des facilités et une influence régionales et internationales. Les rapports de recherche de ce numéro décortiquent le rôle de certains pays voisins et la complicité du silence découlant des équilibres économiques, jusqu’aux débats politiques et accusations directes concernant l’armement de la milice et le recrutement de mercenaires pour déplacer les civils au Darfour et dans le reste de la région.
Al-Haqiqa met également en lumière la tragédie continue au Kordofan et dans sa partie nord, en suivant les vagues de déplacements forcés de centaines de milliers de personnes, les pratiques de détention de civils et d’extorsion de leurs proches transformées en un commerce systématique, ainsi que la documentation de l’ONU sur la destruction du secteur de l’éducation et de ses institutions. Ces documents révèlent l’ampleur du deux poids deux mesures international, qui ferme les yeux sur le sang des victimes au Soudan tout en traitant d’autres dossiers avec fermeté.
Ce numéro n’est pas un simple recensement journalistique des exactions, mais un acte d’accusation historique et une responsabilité morale qui placent la communauté internationale et les institutions judiciaires face à un test décisif : soit faire triompher les valeurs de vérité et de justice, soit céder aux jeux d’influence. Al-Haqiqa ouvre une nouvelle page de documentation rigoureuse pour rester la voix des victimes, le témoin de la tragédie et le défenseur d’une justice prompte et imprescriptible.
La Vérité
Numéro “40” – Août 2026
Introduction
La revue « La Vérité » atteint son quarantième Edition à une étape cruciale de l’histoire du Soudan, où la tragédie humaine s’intensifie et dépasse les frontières nationales pour révéler un réseau complexe d’intérêts régionaux et internationaux qui alimentent les flammes de la guerre et épuisent le sang et les ressources du peuple soudanais. Dans ce numéro, la revue continue de remplir sa mission en tant que référence électronique périodique documentée en trois langues, en fournissant aux mécanismes et institutions internationales chargés de la protection des droits humains des preuves claires et des faits bruts sur les crimes et violations systématiques commis par la milice du Soutien Rapide.
La revue propose une lecture analytique approfondie de la manière dont l’or de contrebande et les richesses pillées du Soudan se sont transformés en un véritable organe vital maintenant la machine de guerre en vie à travers des réseaux aériens secrets et des entreprises transfrontalières, soutenus par des facilités et une influence régionale et internationale. Les rapports de recherche de ce numéro décomposent les rôles de certains pays voisins et la complicité silencieuse résultant des équilibres économiques, jusqu’aux débats politiques et aux accusations directes concernant l’armement des milices et le recours à des mercenaires pour déposséder les civils au Darfour et dans le reste de la région.
Egalement « La vérité » met en lumière la tragédie prolongée au Kordofan et dans ses régions du Nord, en suivant les vagues de déplacements forcés de centaines de milliers de personnes, les pratiques de détention des civils et le chantage à leurs proches devenu un commerce organisé, ainsi que la documentation onusienne sur la destruction du secteur de l’éducation et de ses institutions. Ces documents révèlent également l’ampleur de la double norme internationale qui ferme les yeux sur le sang des victimes au Soudan tout en traitant sévèrement d’autres dossiers.
Ce numéro n’est pas simplement un reportage journalistique sur les violations, mais un document historique d’accusation et une responsabilité morale mettant la communauté internationale et les institutions judiciaires devant un choix crucial : soit triompher des valeurs de vérité et de justice, soit se soumettre aux intérêts du pouvoir. « La vérité » ouvre une nouvelle page de documentation rigoureuse, restant la voix des victimes témoin de la tragédie, et le porte-voix d’une justice efficace qui ne s’éteint pas avec le temps.
La vérité documente
Un rapport documente révèle l’alimentation par l’Éthiopie du conflit au Soudan au milieu d’un silence international et africain 26 août 2026
Le laboratoire de recherches humaines de l’université de Yale aux États-Unis a révélé des mouvements et une escalade militaire remarquables à l’intérieur de la base de l’armée éthiopienne à Assosa, une ville frontalière avec le Soudan, entre le 23 et le 28 août, alors que les accusations contre Addis-Abeba pour avoir continué à fournir un soutien logistique et militaire aux milices du forces de soutien rapide sont croissantes, dans un contexte de silence et d’attitude d’ignorance de la part de l’Union africaine et des États-Unis.
Les photos et les données obtenues par le laboratoire ont confirmé un doublement sans précédent des équipements militaires dans la base, avec comme constatation :
“La vérité ” met également en lumière la tragédie qui se poursuit au Kordofan et dans le nord, suivant les vagues de déplacements forcés de centaines de milliers de personnes, ainsi que les pratiques de détention des civils et de chantage à leurs proches qui sont devenues un commerce systématique, sans oublier la documentation de l’ONU sur la destruction du secteur de l’éducation et de ses institutions. Ces documents révèlent l’ampleur de la double norme internationale, qui ferme les yeux sur le sang des victimes au Soudan tout en traitant d’autres dossiers avec rigueur.
100 nouveaux véhicules répartis sur 3 zones (avec une augmentation de 6 fois la normale), dont 5 véhicules équipés d’armes lourdes et 15 transporteurs de troupes blindés.
• Arrivée de 5 transporteurs de véhicules massifs et 14 remorques, ce qui représente une capacité de transport suffisante pour déplacer une force terrestre complète de 750 à 1000 soldats.
• 15 conteneurs de ravitaillement et 8 nouveaux camions, en même temps que l’achèvement de la construction d’un hangar stratégique de 70 mètres, en plus de 60 conteneurs d’expédition repérés dans la zone depuis juin dernier.
Ces mouvements militaires complexes aux frontières orientales du Soudan soulèvent des questions sérieuses sur le rôle que joue l’Éthiopie dans l’alimentation de la guerre, alors que la communauté internationale et l’Union africaine font face à de vives critiques pour l’absence de position claire concernant les approvisionnements militaires qui aggravent la crise humanitaire et prolongent la guerre au Soudan.
La vérité documente
L’or pillé du Soudan… comment les richesses détournées alimentent-elles le feu de la guerre sous influence émiratie ? Août 2026
Un rapport publié par la plateforme « Firstpost » dévoile le colonialisme moderne des crises, mettant en lumière le rôle central du trafic de l’or soudanais dans le financement de la guerre sanglante, ainsi que le soutien direct reçu par la milice de soutien rapide à travers des réseaux commerciaux dirigés par les Émirats.
Selon une enquête du « Financial Times », le rapport précise qu’au moins 1,5 tonne d’or volé, estimée à environ 100 millions de dollars, a été acheminée vers les Émirats après le début des premiers combats. La série de pillages a commencé lorsque la milice de soutien rapide a pris le contrôle de la raffinerie d’or gouvernementale à Khartoum et de la banque centrale, avant que les lingots ne franchissent la frontière vers le Tchad et le Sud-Soudan, puis soient expédiés par des avions commerciaux et militaires émiratis vers Abou Dhabi.
Et bien que la production officielle d’or soudanais ait atteint environ 70 tonnes en 2025, la majeure partie de cette richesse fuit par des voies de contrebande. Les centres de recherche internationaux, en particulier Chatham House, affirment que « l’or des conflits » est devenu un vecteur vital de financement, couvrant directement les coûts des transactions d’armes et des opérations militaires des milices armées.
Les appétits étrangers dépassent le simple profit des ressources ; le Soudan représente également un emplacement stratégique dans le réseau commercial et portuaire, avec une influence sur la mer Rouge et la Corne de l’Afrique.
Les accusations portées contre les Émirats ne se limitent pas à l’achat direct d’or, mais concernent le soutien à des réseaux complexes où opèrent des factions armées, créant une équation mortelle : l’or illégal coule dans un sens tandis que les armes létales circulent dans l’autre.
La vérité documente
Un réseau aérien secret et des mercenaires étrangers alimentent la guerre au Soudan en août 2026
Une enquête menée par l’agence Reuters, basée sur un projet de rapport du comité d’experts des Nations Unies chargé de surveiller l’embargo sur les armes au Darfour, a révélé l’implication d’un réseau aérien privé dirigé par un ancien contractant militaire américain dans le soutien aux opérations militaires de la milice du soutien rapide via un couloir aérien secret reliant le Tchad, la Libye et la Somalie.
L’enquête a indiqué que l’ancien soldat des forces spéciales américaines, Steven Shaulis, dirige un réseau d’entreprises de sécurité et de logistique qui gérait trois avions Boeing 727 et Boeing 737, utilisés pour effectuer des vols nocturnes secrets afin d’éviter les radars et la traque. Ces avions ont transporté des armes lourdes, des drones et des centaines de mercenaires depuis l’aéroport de N’Djamena au Tchad vers des centres logistiques à Nyala au Darfour et d’autres sites, avant qu’un des avions du réseau ne soit détruit en mai 2025 alors qu’il transportait des membres du soutien rapide.
Comme les documents de l’ONU le soulignent, entre 1 500 et 2 000 mercenaires colombiens connus sous le nom de « loups du désert » ont été impliqués, recrutés par la société de sécurité émiratie (GSSG) pour piloter des drones et planifier la bataille d’El-Fashir. Et bien que Reuters n’ait pas encore établi de lien officiel avec les accusations contre Chaulis ni imposé de sanctions, les réactions des parties concernées étaient variées, tandis que l’ONU a confirmé la violation de l’embargo sur les armes et des efforts délibérés pour couvrir ces opérations.
La vérité documente
Déplacement de 200 000 personnes depuis le Kordofan à cause des violations commises par les milices du Soutien Rapide et avertissements des Nations Unies sur l’aggravation de la catastrophe, août 2026
L’Organisation internationale pour les migrations, affiliée aux Nations Unies, a révélé le déplacement de plus de 200 000 personnes à travers la région du Kordofan, en raison des violations massives par les milices du Soutien Rapide, signalant la poursuite des vagues de fuite dans les provinces du Nil Bleu et du Darfour en raison des bombardements intentionnels et de la destruction des services essentiels, parallèlement aux inondations saisonnières. L’organisation a indiqué, dans un communiqué officiel, que le district de Sheikan dans le nord du Kordofan a connu une augmentation de 25 % du taux de déplacement, abritant environ 105 000 déplacés, la majorité se concentrant dans la ville d’El-obeid
Elle a mis en garde contre les graves répercussions humanitaires des attaques de la milice sur les infrastructures, notamment le bombardement qui a touché le transformateur électrique principal à El-obaied, entraînant une paralysie totale des hôpitaux, des réseaux d’eau et de communication, ainsi que les risques croissants liés à leurs tentatives continues d’encercler la ville et de mettre les civils en siège. Les effets de ces violations se sont étendus aux régions de Qaisan dans le Nil Bleu et à l’ouest du Darfour, tandis que les inondations et les pluies abondantes ont aggravé la souffrance de centaines de familles dans le district de Tawila et le nord du Darfour, avec plus de 715 000 déplacés confrontés à des conditions humanitaires extrêmement difficiles en l’absence d’abri et de services.
La vérité documentée
Une responsable gouvernementale tire la sonnette d’alarme : 224 enfants victimes de violences sexuelles au Soudan en août 2026
La ministre d’État en charge des ressources humaines et de la protection sociale au Soudan a révélé à Soudan Tribune la documentation de 224 cas de violences sexuelles liées à la guerre ciblant des enfants depuis le début du conflit, soulignant que ces chiffres ne représentent qu’une petite partie de l’ampleur réelle de la catastrophe en raison de la stigmatisation sociale, de la peur et de l’insécurité, surtout dans les zones contrôlées par les forces de soutien rapide. Dans des détails choquants, 5 filles âgées de 6 à 14 ans ont subi des violations graves entraînant des déformations sévères nécessitant des interventions chirurgicales complexes, ce que le ministère et des experts ont considéré comme un déclin inédit des normes éthiques et comme une arme destructrice pour humilier les communautés et démanteler leur tissu social, avec des avertissements sur les cicatrices psychologiques et sociales qui poursuivent les survivants et les privent de leur droit à l’éducation et à une vie sûre dans un contexte d’effondrement des institutions de protection et de poursuite d’une politique d’impunité.
La vérité documentée
L’ONU documente la destruction du secteur de l’éducation au Soudan par les milices du soutien rapide Août 2026
La guerre au Soudan continue de compromettre l’avenir d’une génération entière, alors que les institutions éducatives sont passées de lieux d’apprentissage à des terrains et des bases d’opérations militaires. Dans ce contexte, la vice-secrétaire générale de l’ONU, Amina Mohamed, a révélé devant le Conseil de sécurité des Nations Unies des documents et des preuves accablantes prouvant l’implication des milices du soutien rapide dans des violations graves et systématiques du secteur de l’éducation, équivalant à des crimes de guerre.
Selon des rapports de l’ONU, des chiffres choquants ont été documentés concernant les violations suivantes :
Attaques directes : plus de 67 attaques ont ciblé directement des établissements éducatifs.
Exploitation militaire : 154 cas de conversion d’écoles et d’établissements éducatifs en casernes militaires, centres de détention et quartiers généraux de milices ont été enregistrés dans les provinces de Khartoum, El-Jazeera, et les régions du Kordofan et du Darfour.
Privation générale : plus de 8 millions d’enfants soudanais ont quitté le système éducatif, avec une quasi-paralysie du processus éducatif au Darfour, où 97 % des écoles du Nord du Darfour étaient fermées, et un arrêt similaire dans le Sud et l’Ouest de la région. Transformer les biens civils et les infrastructures éducatives en casernes militaires ne représente pas seulement une destruction de l’infrastructure, mais un assassinat systématique du présent et de l’avenir des enfants soudanais.
La vérité documentée
Comment l’argent émirati a-t-il transformé les mercenaires colombiens en une machine de destruction au Darfour ? Août 2026
Le mythe de la guerre « intérieure » au Soudan s’effondre face aux faits accablants révélés par le Financial Times dans son enquête choc menée par la journaliste Catherine Horreld. Le conflit n’est plus un simple différend entre acteurs locaux, mais un terrain ouvert à un réseau de mercenaires transcontinentaux, orchestré par de l’argent émirati et des réseaux de sécurité transfrontaliers, faisant du sang soudanais une marchandise sur le marché de l’influence régionale.
L’enquête révèle un circuit logistique complexe, s’étendant des jungles de Colombie et de ses centres de sécurité privés, en passant par des bases d’entraînement aux Émirats (comme la base de Ghayathi à Abou Dhabi), jusqu’aux points de regroupement à Bosasso en Somalie et à Al-Kufra en Libye, pour finir au cœur du Darfour, dans les villes de Nyala et El-Fasher.
Environ deux mille mercenaires colombiens, dont d’anciens membres des forces spéciales et d’anciens membres de cartels de drogue, ont été envoyés pour soutenir la milice de soutien rapide via la couverture de la société émiratie Global Security Services Group (GSSG).
Les preuves vont au-delà des témoignages oraux pour inclure le suivi des signaux numériques, les données téléphoniques et les registres de vol secrets dont les émetteurs ont été éteints, ainsi que des téléphones dont les paramètres étaient réglés en espagnol, montrant le déplacement direct des combattants d’Abou Dhabi vers El-Fasher. Là, ces mercenaires ont participé à l’exploitation de drones, de radars, de systèmes de défense aérienne, et à l’entraînement d’enfants d’à peine douze ans envoyés à la mort sans conscience de la cause ou de l’objectif.
L’horreur de ce plan se manifeste à travers les témoignages vivants des mercenaires eux-mêmes ; des témoignages qui ne décrivent pas tant des batailles militaires que documentent des crimes contre l’humanité. Des rues désertes d’El-Fasher, imprégnées de l’odeur de la mort et jonchées des corps d’enfants et de femmes écrasés par les dispositifs de recrutement et les engins, aux centres de torture de l’aéroport de Niyala où l’homme est exterminé sous des cris insoutenables. Les faits sur le terrain et les analyses numériques du Conflict Insights Group ont prouvé que la chute tragique d’El-Fasher et les massacres effroyables qui ont suivi étaient le résultat direct du financement, de l’entraînement et du soutien logistique gérés par Abou Dhabi. Cette enquête ne révèle pas seulement le mécanisme par lequel le Soudan a été transformé en terrain ouvert pour les marchands de guerre et les sociétés de sécurité privées, elle confronte le monde à une vérité résumée avec amertume par un mercenaire colombien : « l’argent émirati achète beaucoup de consciences ». Et tandis que les réseaux de mercenaires récoltent leurs profits du sang et de la destruction, c’est le peuple soudanais qui continue à payer le prix le plus lourd dans un conflit délibérément transformé en commerce international du sang.
La vérité se documente
Amnesty International demande à Bruxelles d’arrêter les ventes d’armes aux Émirats pour mettre fin à la guerre au Soudan, 21 août 2026
Amnesty International a adressé une lettre très ferme à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, dans laquelle elle demandait à l’Union européenne et à ses États membres de passer immédiatement de la simple condamnation de la crise soudanaise à des mesures punitives concrètes contre les Émirats, en tant que principal soutien extérieur des milices du soutien rapide. L’organisation a appelé Bruxelles à imposer un embargo complet sur la fourniture d’armes à Abou Dhabi et à conditionner tout futur accord commercial ou partenariat stratégique avec elle à l’arrêt de l’alimentation du conflit et au respect des normes strictes en matière de droits humains.
L’organisation a souligné dans sa lettre que les atrocités et crimes contre l’humanité survenus à El-Fasher et dans les régions du Nord-Darfour, tels que les tueries, le nettoyage ethnique, les viols et l’esclavage sexuel, n’auraient pas eu lieu sans l’afflux continu d’armes et de matériel militaire provenant des Émirats. Elle a mis en garde contre le fait que le même scénario de génocide menace actuellement la ville d’Al-obeid, en raison de l’intensification des attaques de drones et du blocus qui y est imposé.
Amnesty a insisté sur le fait que l’interdiction des armes doit se poursuivre jusqu’à ce qu’Abou Dhabi fournisse des garanties fiables de ne pas les réexporter, et que les personnes impliquées dans les violations précédentes de l’embargo de l’ONU soient tenues responsables. Elle a également encouragé l’Union européenne à inclure des clauses explicites dans les accords de libre-échange permettant de les suspendre immédiatement en cas de violations des droits humains, tout en soutenant le déploiement d’une force de protection internationale et l’extension du mandat de la mission d’enquête des Nations Unies pour s’assurer que les coupables ne restent pas impunis.
La vérité documente
Nord-Kordofan… la détention de civils et le chantage à l’égard de leurs familles deviennent un commerce organisé par la milice du soutien rapide, août 2026
En violation flagrante des règles du droit international humanitaire et de la Déclaration universelle des droits de l’homme, les pratiques arbitraires et les violations systématiques à l’encontre des civils désarmés se poursuivent dans la province de Nord-Kordofan, aux mains des éléments de la milice du soutien rapide. Des sources locales et des témoignages documentés des familles des victimes ont rapporté qu’une patrouille désertique appartenant à la milice du soutien rapide, sous la direction du commandant sur le terrain “Ibrahim Al-Tom”, a détenu environ 13 commerçants et citoyens originaires de la ville de “Marshing” au Sud-Darfour, alors qu’ils transportaient des cargaisons de tabac à destination de la province du Nord.
Lieux de détention : Les victimes ont été transférées et détenues de force dans des maisons privées transformées en détention non officielle dans les quartiers de « Hamra al-Sheikh » et « Abu Zaima ».
Extorsion et rançon : La milice agressive a exigé une rançon de 20 millions de livres soudanaises par personne, réduite à 10 millions après des négociations forcées, avec un délai strict pour le paiement.
Menaces de mauvais traitements : Les membres de la milice ont menacé de transférer les détenus vers la prison de « Dagriss » à l’ouest de Niyala, un centre de détention connu pour ses mauvais traitements et graves violatio